Daniel Ntesa Nzitatani de son vrai nom...
Dalienst pour les intimes. Il est nĂ© Ă Thysville (Mbanza-Ngungu), le 14 octobre 1946. Son diplĂŽme d’Ătat en PĂ©dagogie obtenu aprĂšs de grands sacrifices scolaires, Dalienst dĂ©barque Ă Kinshasa pour des Ă©tudes supĂ©rieures. Ayant prĂ©alablement accompli une annĂ©e de service civique dans l’enseignement, primaire annĂ©e scolaire 1965/1966. Il a enseignĂ© Ă l’athĂ©nĂ©e de Thysville. Son service civique accompli, Daniel Ntesa Nzitani devrait opter soit pour Ă©tudier Ă l’IPN / Kinshasa soit pour enseigner Ă l’Ă©cole professionnelle de Gombe Matadi. Son ami de prime enfance Michel Kiazabu eut eu raison de sa transcendance sur celui qui acceptera dĂ©sormais le nom de Dalienst. Les deux jeunes premiers dĂ©barqueront Ă Kinshasa en juillet 1967 par et pour un saut vers l’inconnu.

Ne connaissant personne en vue de l’orienter Ă Kinshasa, il dut se rĂ©soudre Ă suivre en juillet 1967 Michel Kiazabu, un de nombreux neveux Ă mon pĂšre, Tata Albert Matingu. Les deux jeunes gens, ivres sans vin, se mettront Ă chanter de joie tous les aprĂšs-midis. Certaines filles de la Commune de Saint-Jean venaient tous les soirs les Ă©couter chanter les derniers tubes de Grand KallĂ©, de Rocherau, et ceux des Belgicains Los Nickelos, YĂ©yĂ© National … Ils seront trĂšs vite rejoints par A. Willy Vincent (Auteur compositeur de la chanson « Bozoba esala Ngando » avec le Kin Bantou.
Un soir de passage dans la concession familiale de Bukama n°210 Ă la commune de Saint-Jean, Essesse Nzuzi Bimuala Matingu sera surpris d’entendre des voix angĂ©liques lors de rĂ©pĂ©titions quotidiennes de ces vedettes en herbes. Essesse se dĂ©cidera de les emmener auprĂšs de Jeannot Bombenga, patron de l’orchestre Vox Africa. Ce dernier ne prendra que Dalienst et ne retiendra nullement Michel Kiazabu et A. Willy Vincent trop proches du style « Rumba Odemba ». Il Ă©voluera aux cĂŽtĂ©s de Sam Mangwana, Loko Masengo , … La voix lyrique de Dalienst doublera rapidement celle de Ya Jeanot Bombenga et fait des jaloux. Il composera nĂ©anmoins deux tubes dans Vox Africa dont « Aline Mbombo », sa copine qui habitait sur l’avenue Kalembe-lembe Ă Saint Jean, derriĂšre l’hĂŽpital pĂ©diatrique de Kalembelembe.
Cette jalousie devenue insupportable, Dalienst en aventure rejoindra le FESTIVAL DES MAQUISARDS avec Sam Mangwana, Guvano, Michelino et Johnny, un transfuge de l’African Fiesta de Rocherau. L’orchestre connut un succĂšs fou Ă Kinshasa. ESSESSE NZUZI qui venait d’acquĂ©rir sa mercedes 600 S avant celle Mobutu, ira produire cet ensemble musical Ă Kisangani. Dalient et ses amis, jeunes premiers, avaient dilapidĂ© toute la fortune amassĂ©e Ă Kisangani. Les infortunĂ©s regagneront Kinshasa bredouilles et monteront leur propre ensemble musical dĂ©nommĂ© « LES GRANDS MAQUISARDS ».
Adieu le festival des maquisards, vivent les Grands Maquisards. Ils ont appris la leçon « Mbongo sala mu nsala » cĂ d l’argent se travaille, se gagne et s’Ă©pargne. Finie la fĂȘte de la musique Festival des maquisards. Ainsi Dalienst immortalisera le grand frĂšre propre ESSESSE dans une chanson devenue cĂ©lĂšbre portant le titre de « ESSESSE ». …Tala nzel’oyo ngai nalukaki, ekomi komonisa pas na nzoto …
Pour la petite histoire, dans mon enfance j’arrivais difficilement Ă appeler mon grand frĂšre par son nom. Je l’appelais ESSESSE, un nom tirĂ© de notre patrimoine mongo. Nos ancĂȘtres maternels sont mongo et non bakongo.
LES GRANDS MAQUISARDS Ă©clatent dĂ©finitivement en 1974. C’est ainsi que Dalienst fera son entrĂ©e dans l’OK Jazz en 1977. En 1985 il accompagne le Tout Puissant OK Jazz en tournĂ©e europĂ©enne. Pour des raisons personnelles, il quittera l’OK Jazz et sera se fera doublĂ© par son jeune frĂšre Kiesse Diambu. Il dĂ©cĂšdera en septembre 1996, un an avant de cĂ©lĂ©brer son jubilĂ© d’or de 50 ans d’Ăąge.
Jarria et Ntesa du Grand Maquisard
QUE VIVE LA MUSIQUE !